Magnifique voyage dans le temps et dans l’histoire de cette partie du monde, La Réunion et les îles sœurs.
Esthétique, artistique, tribal, rapport à la tradition, rituel. Histoire universelle des oppressions. Parenthèse étrange perdues dans l’espace temps. Musque(s) aux influences diverses : Afrique, Asie. Les bols chantants et les chants faisaient penser aux moines tibétains (était-ce voulu ?). Mais les danseurs, fantastiques d’énergie, nous rappellent que nous sommes dans l’Océan Indien avec des racines africaines. Certains ont cru reconnaître leurs origines brésiliennes.
Pour résumer : spectacle sur la base d’une culture régionale mais à la portée universelle. J’ai adoré le mélange de toutes ces cultures, finalement très proches : par moments danse indienne, culture tibétain, tenue traditionnelle malgache, danse africaine, scènes de danse frôlant la transe… Certains passages a capella très très émouvants, et instruments de musique et chants magnifiques. Performance physique très impressionnante : bravo aux danseurs, on sent que cela dépasse le côté esthétique, chorégraphique : cela devient humain, universel.
Sophie et Céline
Un spectacle qui laisse toute sa place aux vibrations du corps et de la mémoire.
Un univers scénique et musical qui ne peut laisser insensible. Bref, un hommage prenant malgré quelques soucis de sonorisation.
Blaise
Belle performance physique, des émotions vraies, des acteurs magnifiques mais quelques déceptions sonores…
J’aurais aimé plus de moment a capella, plus doux. Des belles tentatives d’interactions avec le public, à creuser !
Manon
C’était tellement intense. Comme s’il s’agissait de corps habités non plus par l’esprit d’un individu mais par une idée, une pensée unissant le passé, les ancêtres, l’histoire et le présent du corps maltraité.
Marie
Spectacle très intense, abordant le thème de l’esclavage d’une manière originale par le biais de la danse, la gestuelle, la musique et les chants.
Catherine
Très fort car impression d’avoir assisté à un exorcisme pour guérir de la douleur d’un passé raciste, esclavagiste, qui a nié les ancêtres des danseurs, les a puni dans leur chair, leur identité.
En tant qu’occidentale, cela est comme une faute impardonnable. Le jeu qui amène à la transe est réaliste et les danseurs sont formidables.
J’ai beaucoup apprécié le débat qui valorise la culture des îles, montre la fraternité culturelle du destin, la force des attaches. En espérant que la mixité arrive à persister dans cette richesse.
Elisabeth